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Jeudi 22 mars 2007
Est-ce qu'ils doivent vraiment faire des portes si basses...
Par chyro - Publié dans : fmij
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Mardi 20 mars 2007
Il parait que dans 2 semaines je vais devenir un Alien. J'espère que je gagnerai des pouvoirs spéciaux. Pour le moment, il s'agissait juste d'aller dans un bâtiment immense, rez-de-chaussée, guichet 4, et demander une "Alien registration card". J'y retourne le 3 avril.

Tant qu'on parle d'extraterrestre, je suis allé à Akihabara. J'ai passé des heures dans un grand bâtiment de 8 étages gigantesques, les 6 premiers étant dédier à tout ce qui se fait avec de l'électricité: PC, TV, machines à laver, jeux vidéos, lampes, musique, baladeurs... Le 7e étage faisait CDs et livres,  et le dernier contenait des restaurants. Ca a l'air bien, comme ça, mais trouver le rayons "adaptateur pour prises françaises vers japonaise", ca a pas été une mince affaire. Au final j'ai acheté deux adaptateur, l'un étant fait spécialement pour la France, l'autre assez générique. Ma prise française ne rentre pas dans celui fait pour la France. Le générique avait un autocollant au dos, qu'on ne pouvait voir qu'après l'avoir ouvert, sur lequel était marqué "Not for Japan". Ceci dit, il marche très bien.

Ce magasin était assez varié: on trouve également des magasins de taille similaire, mais consacrés aux appareils photo par exemple... Dans le même quartier, on trouve également des magasins de 7 ou 8 étages (les étages eux-mêmes étant certes un peu moins grands) dédiés à des mangas, animés, goodies... On y trouve également un magasin appelé "Animate" qui, contrairement à ce que son nom et sa devanture laissent penser, est en fait un sex-shop. De 7 étage. C'est toujours bien d'avoir le choix.

Autre caractéristique de Akihabara, ses "marchés aux puces": Mis à part les magasins gigantesques, les petites rues sont couvertes de petites boutiques littéralement débordantes de matériel: des caisses de souris, des caisses de clés USB, des caisses de disques durs, entassées les unes sur les autres, recouvrant les trottoirs alentours, avec au mieux un autocollant sur la caisse précisant le prix du contenu. Force m'a été de constater qu'au final, ça avait pas l'air beaucoup moins cher que les supermarchés. Sans doute faut-il fouiner dans les caisses à l'affût de l'occasion...
Par chyro - Publié dans : fmit
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Mardi 20 mars 2007
Lors de l'entretien d'embauche précédemment mentionné, sans grande surprise, on me demande si j'ai des questions. Je demande, naïvement, s'il s'agit d'une vieille entreprise. Je sais déjà qu'il s'agit de sites web interactifs, et que les effectifs ne dépassent pas la cinquantaine. C'est presque une question rhétorique pour gagner du temps et avoir l'air intéressé. J'ai été un peu pris par surprise quand la vice-présidente a répondu que ça durait depuis 3 génération. Et qu'à l'origine c'était une boutique de fruits.

S'en est suivi un long récit sur l'histoire de l'entreprise. La vice-directrice est la femme du directeur. Ses grands-parents possédaient une boutique de fruits, ils se sont diversifiés vers (accrochez-vous bien) les jus de fruits. Mais les parents du directeur n'étaient pas intéressés par les fruits. Formés à la gestion de tankers, ils ont commencé par voyager, travailler comme conseillers dans les rares ports capables d'accepter des tankers (New York et Londres en particulier), puis ils ont repris et adapté l'entreprise pour s'occuper de tankers. Le directeur actuel, pas intéressé par les tankers, voulait faire quelque chose orienté informatique, communication... Même principe, il a commencé par travailler dans des secteurs informatiques, puis il a repris et adapté l'entreprise pour faire le site web interactif actuellement en préparation. L'entreprise reste diversifiée: non seulement ils font construire un bâtiment près du centre ville pour le louer, mais surtout ils ont toujours une boutique de vente de fruits...

J'ai beaucoup aimé l'histoire de l'entreprise. En France, ça n'aurait aucun sens. Mais apparemment, au Japon, on reprend les entreprises de ses parents. Quitte à les changer complètement. Conventions sociales mises à part, ça revient à créer une nouvelle entreprise... En revanche, la jeunesse de l'entreprise ne me rassure pas. Ma dernière expérience dans une entreprise jeune s'est un peu fini en queue de poisson. De toute manière il me semble peu sage de refuser un boulot dans ma situation, et rien ne me permet de comparer les gérants de cette entreprise japonaise aux abrutis finis qui géraient l'entreprise irlandaise à laquelle je fais allusion.
Par chyro - Publié dans : fmij
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Mardi 20 mars 2007
Les premières fois se suivent et ne se ressemblent pas. Première fois que je vais a un entretien sur Tokyo, première fois que je me perds sans l'aide des transports en communs...

Vous l'aurez deviné, c'était le grand jour: entretien pour un job a Minato-ku. Je mets mes plus beaux vêtements et je me mets en route. Pour ne pas me perdre dans les systèmes de metro, pour visiter un peu, je décide de faire le trajet a pieds. Des cartes m'apprennent qu'il y a 6 kilomètres a vol d'oiseau, je pars un peu plus de 3h avant l'heure du rendez-vous. Le trajet est facile, je suis la rivière vers le sud, je contourne la baie par l'ouest, je passe a Shinagawa Station et j'y suis.

Facile a dire. Mais quand un petit cours d'eau se détache sur la droite, difficile de savoir si c'est le fleuve que je dois suivre ou si c'est une rivière insignifiante qui n'était pas sur la carte et que je dois ignorer... On trouve régulièrement des cartes des alentours sur le chemin le long de la rivière, ce qui est assez encourageant, mais elles ne sont jamais assez grandes pour avoir une vue d'ensemble, et comble de la fourberie, le nord n'est pas en haut! Marcher droit vers le soleil, donc normalement plein sud, et passer son temps a regarder des plans qui indiquent clairement qu'on est orienté plein est, c'est vraiment déprimant.

Le point culminant de cette promenade a été le marche de poisson... Ça sent mauvais, ça ressemble a rien (il parait que c'est bien a 5h du matin), y'a pas de plan, pas de signe reconnaissable, aucun point d'information... Un port industriel, quoi... Je regarde ma montre, il me reste moins d'une heure...

Je continue donc au feeling, ignorant les indications des cartes, et au moment ou je m'y attends le moins, je vois un panneau qui indique Haneda Airport (le terminus du metro qui passe a Shinagawa), peu après je trouve un poste de police avec une belle grande carte comme je les aime (j'aurais voulu lui faire des bisous et des câlins, mais a ce moment la le policier est entre et il avait l'air du type jaloux) qui m'apprend que contre toute attente je suis pas loin de mon objectif. Le policier me montre un immeuble sur la carte, qui au final n'était pas du tout le bon mais pas trop loin quand même. J'avais prévu 1h d'avance, j'ai eu 10 minutes de retard, ça aurait pu être pire.

Le retour a été beaucoup plus tranquille. J'étais lessivé, j'ai pas fait le malin et j'ai pris le metro. Deux fois 160 yens, même pas cher. Et comme le metro traverse Tokyo, au lieu de le contourner par l'est comme ma petite ballade, j'ai pu voir tout ce qu'on voit dans les films et que je n'avais pas encore vu, les grands écrans lumineux sur tous les immeubles, les marées humaines, les gratte-ciels qui, eux aussi, se suivent mais ne se ressemblent pas...
Par chyro - Publié dans : fmit
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Dimanche 18 mars 2007
Mini news en passant...

10h de sommeil, ça ressuscite son cadavre. Faut dire que hier soir, aller prendre un verre avec des roommates c'était pas très raisonnable. Mais bon, c'est pas la St Patrick tous les jours! Des autocollants de trèfle, des cocktails nippo-irlandais comme le "Irish Samourai", c'était pas pareil qu'à Dublin mais ça rappelle des bons souvenirs.

Et donc ce matin, je pars d'un bon pied faire des courses. Ils aiment pas les cartes, j'ai plus de liquide, donc la première étape c'est de trouver un distributeur. Facile à dire. Comme ils font tout en liquide, j'aurais cru qu'on en trouverai plus. Et quand par hasard on finit par en trouver un, on se rend compte qu'il accepte pas les cartes européennes...

Après 2h de marche, j'ai réussi à trouver un distributeur qui acceptait ma carte et à m'acheter un genre de céréales pour petit déj aux fruits rouges, haricots et potiron. Si ceci est mon dernier message, vous saurez pourquoi.
Par chyro - Publié dans : fmit
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Dimanche 18 mars 2007
Journal de bord du capitaine, date stellaire 0703170800.

On était en train de tester les moteur du vaisseau, quand soudain ils se sont emballés, ils sont passés en distorsion 10, et on s'est retrouvés dans un endroit inconnu...

Ceci dit, je brûle déjà des étapes. Des mon arrivée à l'aéroport de Paris j'ai eu des soucis à l'enregistrement. Défaire tous ses sacs au milieu d'une file d'attente est toujours un plaisir immense. Surtout quand la personne sur laquelle on tombe la 2e fois dit que c'était pas si grave et qu'elle l'aurait fait passer des le premier coup.

Ensuite, le voyage en avion. Pas droit à un hublot, mais ça avait l'air tellement nuageux que j'ai pas du rater grand chose. Étrangement, une fois au sol, il fait ni nuageux ni froid, contrairement aux alertes météo... Par contre, ce qu'on dit sur Tokyo est vrai: y'a des japonais partout.

J'ai été très étonné de constater que certains guichets avaient des paniers de pliages en papier à disposition des clients. Original. 2e constat important, c'est vrai ce qu'on dit sur les japonais: ils parlent le japonais. Vous savez comment on dit "express" en japonais vous? Moi pas. Mais j'apprendrai. Ça m'évitera de payer une surtaxe pour avoir le privilège de ne pas m'arrêter à mon arrêt. En plus, je comprends vraiment pas pourquoi le contrôleur n'a contrôlé que moi de tout le wagon... Quelqu'un m'a balancé, c'est sûr...

Bon, c'est sûrement ma faute. J'ai sûrement pas fait assez attention. Entre le manque de sommeil, l'avion, le train, j'ai le tournis alors que je suis assis sur la terre ferme... A moins qu'il ne s'agisse d'un tremblement de terre délicat et permanent... Ça ira mieux après une nuit de sommeil. Mais d'abord, un tour dans le quartier, tentative d'achat d'un plan et d'un adaptateur pour prise française, et ensuite je compte bien faire bon usage de la boisson gratuite offerte aux hôtes par le bar de l'auberge.

Journal de bord du capitaine, signing off.
Par chyro - Publié dans : fmij
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