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fmij

Mercredi 5 mars 2008
Les vrais masochistes vous le diront tous: rien de tel un samedi matin que de se lever encore plus tôt que pour aller bosser. Surtout après s'être couché tard la veille. C'est donc d'une démarche pas du tout fringuante et l'oeil pas du tout vif que je me suis dirigé vers la gare pour prendre le train pour Hakone. On est arrivé vers les 9h du matin. Hakone est à 2h ou 3h de Tokyo dans les montagnes. Il n'y a pas neigé depuis un moment, mais les tas de neige entassés sur le bord des routes restent plus grands que moi. Profitant de l'heure matinale, on est entré sans hésiter dans un établissement à mi-chemin entre le spa et le parc d'attraction. Il est divisé en 3 zones: Yunesen, Yutopia, et Mori no Yu. "Yu" signifie "eau chaude", donc quand on entre, on sait ce qui nous attend à l'intérieur. Outre les bains, on trouve comme partout au Japon quantité de restaurants. Un bon de réduction bien pratique nous autorise l'accès aux 3 zones, plus un buffet à volonté dans l'un des restaurants, pour à peine 30 euros. Déplacements non compris bien sur; l'aller en train à lui seul a coûté plus que ça.

Yunesen est la zone principale. C'est la seule zone à inclure des bains intérieurs. L'extérieur propose un bassin avec une cascade (ambiance "entraînement ninja" garantie), des toboggans, et un bassin pour enfants. Pas d'inquiétude, l'eau est chauffé. Une fois franchis les quelques mètres qui séparent la porte du bassin, même la file d'attente des toboggans, ainsi que toute la descente, se fait baignant dans l'eau chaude. L'intérieur est un peu plus classique au niveau japonais, et sans doute un peu moins au niveau européen. Au lieu des multiples toboggans vertigineux des parcs d'attraction français, on trouve de multiples bassins thématiques, entre 10 et 20 mètres carres: bain romain, bain parfumé, bain au sel, bain à bulle, bain au chocolat... Non, ça se boit pas.

Yutopia est, donc, entièrement en extérieur. Quand on voit les paquets de neige sur les bords du chemin, ça donne envie de rester dans le même bassin... Là encore, de nombreux bains de tailles assez réduites, essentiellement accès sur les bains parfumés, essentiellement des parfums de boissons: bain au café, bain au vin, bain au saké, bain au thé vert, bain fumé, bain "ume" (prunier), et pour finir, tout au sommet, un bain nature.

Mori no Yu, la dernière zone, est un onsen des plus traditionnels. Les premiers bassins sont en intérieur, séparés par des baies vitrées de plusieurs autres bassins qui s'avancent dans la forêt, cascadant les uns dans les autres. A l'intérieur, un thermomètre avoisinait les 45 degrés. Si j'avais pas déjà baigné dans une vingtaine de bains de températures variées, j'aurais sans doute eu du mal à y entrer! Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est relaxant.

Bref, les onsen, c'est bien. C'était une bonne expérience. Les onsen ordinaires n'ont pas 20 types de baignoire différents, mais ils ne sont pas à 3h de route et ils coûtent environ 1 euro... A suivre...
Par chyro
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Lundi 11 février 2008
Je suis allé à Hiroshima. Ça fait un moment déjà, mais j'ai pas eu le temps/courage d'en parler. Ni même de mettre les photos en ligne d'ailleurs. J'en ai sûrement oublié des détails depuis, autant rédiger ça avant d'en oublier encore plus.

Visiter Hiroshima, ça vaut bien deux jours (plus si affinité). Coup de bol, on avait un week-end de quatre jours. On a décidé de prendre un bus de nuit, arriver le samedi matin très tôt, passer une journée à visiter la ville, et une journée à visiter l'île. Donc le vendredi, on est allé à Nagoya, et on a profité de la fin de journée pour faire le tour de la ville. Nagoya, c'est assez vite vu. Un endroit qui, sur le plan, ressemblait à un parc s'est avéré être un zoo juxtaposé à un jardin botanique, ni l'un ni l'autre en accès libre. On est monté en haut de la tour au centre, on avait un joli point de vue sur la ville. Le temps qu'on retourne vers le centre ville, il faisait déjà nuit. On a fait le tour du château de nuit, c'était joli malgré le froid. Détruit lors de bombardements, le château a été reconstruit. Les seules parties originales sont des statues en or de poissons, au sommet du toit, et les habitants en sont pas peu fiers. Vers les 23h, on prenait le bus de nuit pour Hiroshima.

On est arrivé tôt le samedi matin. Après un court voyage en tramway, on a visité un petit jardin absolument adorable, avec un lac, plein de petits ponts et sentiers tortueux. On y a passé environ 2 heures, et je serais bien resté plus longtemps s'il n'y avait pas eu tout le reste de la ville à visiter. Le château de Hiroshima tout près. Il était pas très loin de l'explosion, non plus. 150 mètres à peine. Il a, bien sur, été complètement rasé. Utilisé précédemment comme QG militaire, la reconstruction contient un musée sur l'histoire de la région. A l'extérieur du bâtiment, mais toujours à l'intérieur des douves, un arbre aux formes torturées témoigne silencieusement de la tragique histoire de la ville.

En poursuivant notre balade vers le sud, on est enfin arrivé au Dôme, un bâtiment si proche de la verticale de la bombe que l'onde de choc a emporté les toits, les plafonds, mais pas les murs. Il a été laissé tel quel, renforcé mais pas rénové, pour remémorer les horreurs passées et faire en sorte qu'elles ne se reproduisent plus.

De l'autre coté de la rivière, une large zone a été consacrée au Peace Memorial Park: un grand espace, de l'herbe, des plantes, de nombreux monuments dédiés aux victimes. Une zone est dédiée aux enfants tués par la bombe. Une coutume japonaise dit qu'on peu réaliser un voeu en pliant un millier de grues en papier. Une petite fille, empoisonnée par les radiations, a plié des milliers de grues dans l'espoir de guérir, en vain. L'endroit consacré aux enfants abrite des milliers de de ces milliers de grues, offerts par des milliers de gens du monde entier en signe de sympathie. Le site héberge également des musées dédiés à la bombe et ses conséquences. Le premier musée, gratuit, répertorie les victimes. Des ordinateurs en accès libre permettent de consulter les noms, possessions, et témoignages des victimes qui ont eu la malchance de ne pas mourir sur le coup. Des murs d'écrans affichent aléatoirement les photos et détails de victimes. Le deuxième musée n'était pas gratuit, il coûtait presque 30 centimes d'euros par personne, c'est scandaleux! Tout aussi déprimant, celui-ci se concentre sur les faits plus que sur la mémoire des victimes. La première salle présente le point de vue historique qui m'a semblé remarquablement objectif. Aucun pays n'est diabolisé, aucun pays n'est innocenté, la responsabilité de chacun semble clairement présentée. Les murs pourtant vastes sont tapissés des lettres que les maires de Hiroshima ont envoyé aux représentants des pays à l'occasion de chaque essaie nucléaire depuis 1953. La suite inclut de nombreuses reproductions, miniature ou taille réelle, de la ville et ses bâtiments avant et après la bombe. Puis viennent les reliques, les morceaux de verre fondus, les fragments de murs et tuiles, les nombreuses montres toutes arrêtées à 8h15, les morceaux de peau et d'ongle des malheureux qui ont survécu à la détonation, des statues taille réelle représentant les victimes dont la peau fondue par les radiations coule le long de leurs membres... Ça met le moral en carafe, mais le message passe bien: la guerre, c'est mal.

Après tout ça, il était déjà tard. On est allé manger des Okonomiyaki. La spécialité locale, c'est les okonomiyaki aux soba. C'était plutôt bon, mais je sais pas si ça vaut la peine d'en faire une spécialité locale de renommée nationale. En tout cas c'était toujours mieux que la spécialité de Nagoya, le miso. On trouve de la soupe au miso partout, mais la spécialité de Nagoya c'est de mettre du miso partout, dans les ramen, dans les soba, dans les udon, dans les tonkatsu, partout. Et comme le miso, c'est pas si unique que ça, ça m'avait pas vraiment impressionné.

Ce qui m'a plus impressionné, par contre, c'est Miyajima, qu'on est allé visiter le samedi matin. Y'a pas grand chose à décrire, c'est juste une ile magnifique. On a pris le tramway pendant une petite heure, puis le ferry même pas une demie-heure. Y'avait des cerfs partout, comme à Nara. L'endroit où le ferry nous a laissé était encerclé par des temples divers. Le plus célèbre, Itsukushima, est connu pour son torii marin dont les pieds sont recouverts par l'eau à marée haute. En fait, le temple entier est sur pilotis et baigne dans l'océan à marée haute. On y a vu des démonstrations d'arts martiaux, au sabre et à la lance. Ensuite, on est allé marcher dans les collines. Le téléphérique qui mène au sommet avait entre une et deux heures de queue, ironiquement c'est à peu près le temps qu'il faut prend pour faire le trajet à pieds. Donc on a fait un bout de chemin à pieds dans les petits sentiers montagneux, et c'était magnifique. C'est là que le temps a commencé à manquer. Le bus de nuit pour rentrer à Tokyo dure pratiquement 12h, donc il part assez tôt dans la soirée. On a pris le ferry juste à temps pour avoir le coucher de soleil au-dessus du torii de Itsukashima.

Retour en tramway, gare d'Hiroshima, bus de nuit, Tokyo lundi matin tôt. Le récit s'arrête ici.
Par chyro
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Dimanche 23 décembre 2007
Je sais, il faut que je fasse un article sur Hiroshima.

En attendant, deux pensées aléatoires qui m'ont bien amusé.

Tout d'abord, on discutait avec des collègues des délais postaux qui augmentaient pendant les fêtes. En parlant de poste, j'ai appris qu'au Japon, il est de mauvais augure de recevoir des voeux de bonne année avant le premier janvier. Du coup, la poste japonaise stocke les cartes de voeux, et les distribue toutes en même temps le premier janvier au matin. Forcément ils embauchent beaucoup d'intérimaires. Il parait qu'il y a des boites aux lettres spéciales pour poster les courriers qui arriveront le premier janvier. Je trouve que c'est assez gentil à eux de se préoccuper de ça.

Ensuite, j'ai entendu dire que le palais impérial serait ouvert aujourd'hui. C'est exceptionnel, il est fermé toute l'année (après tout, c'est la demeure de la famille de l'empereur). En cherchant plus d'information, je suis tombé sur ce petit paragraphe:
The Imperial Palace, surrounded by a moat and a high wall, is the official residence of the Japanese imperial family. This is the most expensive square kilometer in the world, which during the height of Japan's bubble was estimated to be worth slightly more than California.

Je me demande si ça veut vraiment dire ce que ça a l'air de vouloir dire. Si vous étiez propriétaire d'un espace vert au centre de Tokyo, vous l'échangeriez contre un état américain?
Par chyro
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Lundi 10 décembre 2007
Alors Nikko, c'est froid. Surtout fin novembre. Je sais, je sais, je suis frileux. Mais pour le coup c'est pas juste moi. Les flaques gelées, c'est pas moi qui les ai inventées. Il faisait un froid de canard. Y'avait des canards d'ailleurs. Ils avaient pas l'air d'avoir chaud. Le lac était pas gelé, lui. Il était même pas froid. Y'avait une source chaude près d'un rivage.

Je vais un peu trop vite peut-être... Le samedi 17 novembre, on est allé à Nikko. C'est une région très populaire pour ses sources chaudes, ses cascades et ses temples. On a pris le train qui part d'Asakusa, ça a pris bien 3 heures. On est arrivés vers 14h. La nuit tombant entre 16 et 17 heures, on a commencé par aller voir le petit lac. Une heure de bus en plus. On a fait le tour du petit lac à pieds, sur le sol littéralement gelé. A mi-chemin on a enjambé une cascade qui avait l'air très mignonne. Elle tombait bien raide à perte de vue. Il faisait déjà bien sombre, donc on est allé à notre auberge.

Pour rattraper le retard du premier jour, on s'est levé tôt le dimanche matin. A 9h on commençait déjà à visiter les fameux temples. Et c'était déjà plein de monde. Certains temples sont de simples temples comme tant d'autres. Certains sont plus notables. En particulier, pour ceux qui ont fait un peu d'histoire du Japon, l'un de ces temples abrite la tombe de Tokugawa Ieyasu. Un autre de ces temples est célèbre pour sa sculpture des 3 singes de la sagesse (http://fr.wikipedia.org/wiki/Singes_de_la_sagesse) bien qu'étant par ailleurs fort discret. Il abrite toutefois un cheval "sacré", cadeau de la Nouvelle Zélande, qui a l'air de sérieusement s'ennuyer tout seul dans son box. On a aussi eu droit à de longues présentations en japonais dans des salles aux toits recouverts de peintures de 110 dragons ou 42 grues, dont l'essentiel du discours proposait d'acheter l'une ou l'autre babiole. Mercantilisme mis à part, c'était assez impressionnant. N'hésitez pas à aller voir les photos.

Tous ces temples étant très proches les uns des autres, on avait fini avant midi. On a de nouveau quitté la ville pour retourner dans les montagnes. On a eu le temps de voir une cascade très réputée (accès payant bien sur), le lac principal et acheter des omiage avant la tombée de la nuit. Les omiage (prononcez "o-mi-a-gué"), c'est les cadeaux-souvenirs qu'on doit inévitablement ramener à tous ceux qui sont au courant qu'on est allé quelque part. C'est l'une des raisons pour lesquelles voyager coûte si cher au Japon ~_~
Par chyro
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Vendredi 12 octobre 2007
Behold - Je suis à jour sur mes photos! C'est assez rare pour être noté.

Bon week-end!
Par chyro
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Vendredi 10 août 2007
3776m, c'est haut.

Nan je plaisante, j'ai pas créé un post juste pour dire ça.

En fait j'avais vraiment prévu de créer un post juste pour dire ça, mais je manquais d'inspiration donc j'ai décidé d'en rajouter un peu.

Le plan était simple: prendre le dernier bus de la journée, grimper de nuit, voir le lever de soleil et redescendre gaiement. Pas facile de savoir a quoi s'attendre: a chaque fois que j'ai évoqué la grimper, plein de gens qui n'y sont jamais allé me conseillaient de prendre de quoi monter une excursion au pôle nord pendant plusieurs jours. Les gens parlent beaucoup du Mt Fuji, mais moins de 1% des japonais est y sont effectivement allés! Impossible également de couper au manifestement très populaire proverbe décrétant que s'il est folie de ne pas grimper le Mt Fuji, il est folie plus grande encore de le grimper a nouveau.

Toujours est-il que, de site en site, on a trouve des recommandations sérieuses. Bien qu'il fasse dans les 35 degrés, on avait chacun un sac a dos avec des gants, pulls, manteaux, lampe de poche, nourriture sèche (légère et nourrissante), eau, et appareil photo. J'avais des chaussures exprès pour, mais elles étaient bien trop neuves et bien plus solides que mes pieds, ce qui est bien quand il s'agit de protéger, mais moins bien quand ça me fait des ampoules sur terrain plat en moins de 10 minutes. Fuji, c'est plus de 10 minutes et c'est pas exactement plat, donc je me suis contente de mes chaussures habituelles, a moitie en ruines, qui tiennent pas la cheville, qui sont tout sauf adaptées mais que les années ont rendu confortables comme des chaussettes (avec une solidité comparable d'ailleurs). Au cas ou elles ne résistent pas jusqu'au bout, j'ai quand même pris mes chaussures neuves en remplacement. Mon sac a dos n'étant pas spécialement léger a vide, c'était déjà plus que je n'aurais souhaite pour une randonnée en montagne, mais je ne pense pas qu'il aurait été raisonnable de faire plus léger. Rien n'a été inutile.

Bref, nous arrivons a la 5e station (c'est a dire a mi-chemin de la montagne, la ou la foret fait place a la roche, la dernière station accessible par la route) aux alentours de 19h. Le soleil se lève a 5h, le trajet fait environ 5h, on a de la marge. On pensait rester a la 5e station une ou deux heures, même si le guide disait qu'il n'y avait rien d'intéressant. Mais le guide plaisantait pas. Une boite a chaussure vide procurerait plus d'amusement. En plus, il faisait trop chaud, c'était bourre de monde et ça sentait mauvais. Naïvement, on a décidé de grimper un peu pour trouver un endroit plus calme et plus agréable.

Bien sur, il faisait nuit. La nuit tombe très tôt, et on ne s'attendait pas a autre chose. On a commence a grimper avec nos lampes de poche. Rapidement, on a rattrape un groupe de quelques personnes qui avançaient assez lentement. Histoire de pas traîner lamentablement, on les a dépassés. 3 minutes plus tard, on a rencontre un autre groupe, qui avançait tout aussi lentement. Après avoir essaye de rester assis le temps que les groupes les plus lents s'en aillent, on a fini par comprendre qu'on arriverait pas a marcher a notre rythme, et que, comme tout le monde, on avancerait en file indienne jusqu'au sommet.

Quand on est arrives a la 6e station, on a constate qu'elle était encore plus petite, encore plus encombrée, et encore plus malodorante que la station 5. Même pas moyen de trouver un endroit ou s'asseoir, donc on a continue. Le chemin en lui-meme était pas spécialement difficile, même a la faible lueur d'une lampe de poche a 100 yens. Rapidement, la lune s'est levée, et la lampe de poche est même devenue superflue. La lune était envoûtante, les lueurs des villes les plus proches ajoutaient a la scène, mais malgré tout il était difficile de discerner les détails de la montagne que nous escaladions. Que ce soit du a l'augmentation de l'altitude ou a la tombée de la nuit, la température a progressivement baisse. Marcher nous gardait chaud, mais malgré les vêtements de secours, nous étions frigorifies a la moindre pause. Trop tôt pour le lever du soleil, trop tard pour faire une pause. Nous sommes enfin arrives au sommet.

Et la, il faisait vraiment froid. 3776m, donc. C'est la qu'on a réalisé que le flan de la montagne avait bloque le vent durant la montée. Impossible d'y échapper, malgré tous nos vêtements, manteaux, coupe-vent, chaussures épaisses (comme quoi elles auront servi, mes nouvelles chaussures), gants, capuche, tout ce qui pouvait être considéré comme un vêtement était utilise comme tel, et c'était loin d'être suffisant. La fatigue rendait plus sensible au froid, le froid épuisait nos dernières réserves d'énergie. N'ayant toujours pas de vision d'ensemble par manque de luminosité, on a marche ici et la pendant quelques minutes, puis on a renonce. On s'est assis contre un rocher pour essayer de limiter les morsures du vent, et on a attendu. Ça a du durer quelques heures, je pense qu'on a un peu dormi par intermittence. Puis les premières lueurs de l'aube ont commence a se rependre dans le ciel.

Il faisait pas beaucoup moins froid, mais a défaut du corps un peu de lumière réchauffe les esprits. On est allé s'asseoir sur un le flan du volcan faisant face au lever du soleil, et on a regarde. Les gens, d'abord, qui arrivaient continuellement et qui s'asseyaient autour de nous jusqu'à recouvrir le moindre m2. Les nuages qui prenait progressivement des couleurs de plus en plus vives. Le soleil qui apparut enfin, presque soudainement, juste en-dessous de la ligne d'horizon. D'abord un croissant rouge, puis de plus en plus rond, de plus haut plus haut, de plus en plus aveuglant. Le flan du volcan autour de nous était déjà visible, rouge et désolé. Les paysages en contrebas prenaient progressivement couleur, avant d'être recouverts par une couche de nuages.

Une fois le soleil levé, on a pu voir ou on était réellement. La "10e station" (le sommet, quoi) était suivi par un virage sur la droite qui partait pour faire le tour du cratère. Des chemins partaient sur la droit pour redescendre vers Hakone et Kawaguchiko. Le chemin vers Kawaguchiko etait noir de monde. Épaule contre épaule, des centaines, des milliers de gens grimpaient vers le sommet. L'intérieur du cratère, très abrupt, était l'un des rares endroits ou la neige résistait encore. Quelques bâtiments étaient repartis autour du cratère, en particulier un temple et une poste, tous les deux ouverts a 6h du matin.

Après avoir marche autour du cratère, on est redescendus vers la 5e station. La descente était plus difficile que la montée. En plus de la fatigue accumulée, le chemin sablonneux dérapait très facilement. Le paysage était vraiment saisissant, et il était difficile de croire que nous étions passes par le même chemin a l'aller. Il y aura bien sur des photos... des que j'aurai le courage de faire des mises à jour. Étant donne que j'ai même pas uploadé la petite centaine photo de Nara, soyez pas trop presses ~_~

Quand on est arrives à la 5e station, on était vraiment crevés. On a dormi dans le bus, puis dans le train, puis de nouveau une fois rentres. C'était épuisant, mais ça en valait la peine.
Par chyro
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Dimanche 27 mai 2007

?!?

Alors là, je suis sur le cul.

Y'a combien de personnes à Tokyo? Quelques dizaines de millions?

Je parcours la moitié du globe pour aller à Tokyo, 10.000km, 8h de décalage horaire, et un dimanche, en revenant du TOEIC, à Shinagawa Station, qui est-ce que je vois?

Monsieur Pierre Ramet, enseignant à l'iut informatique de Bordeaux et à l'ENSEIRB et chercheur au LABRI.

J'en reviens toujours pas. Toute personne ayant connaissance de voyages au Japon de chercheurs du LABRI est priée de me rassurer sur ma santé mentale.
Par chyro
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Jeudi 24 mai 2007
Même les pots de nutella sont kawai! Tout mimi, tout petit, 200g, une grosse cuillère. Je vais pas me plaindre, pendant des mois je croyais qu'il y en avait pas du tout au Japon. Maintenant je sais ce que je vais mettre dans mes crêpes, quand j'aurai trouvé une poêle a crêpes.
Par chyro
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Mercredi 16 mai 2007
Dans les anecdotes aléatoires, j'oubliais ma visite de ToDai de nuit, en grimpant des murs pour sortir et tout... C'était bien sympa et il faudra que je le refasse de jour.

En fouillant Akihabara, j'ai trouvé une boutique de jeux vidéos d'occasion. Je voulais voir s'ils avaient des trucs récents d'occasion, mais cette boutique ne proposait rien de plus récent que la Saturne... Et encore, elle avait pas l'air à sa place, elle était bien trop récente par rapport aux Master System, Famicom, super Famicom... A l'occasion j'ai appris que Famicom, c'est l'abbréviation de Family Computer. J'aurais du le deviner... Dans une autre boutique j'ai trouvé un "émulateur Famicom", en fait simplement une version moderne de la même console, capable de jouer les mêmes jeux. Elle coûte même pas 20 euros... Il doit y en avoir, des geeks nostalgiques, dans le coin...
Par chyro
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Mercredi 9 mai 2007
Eh ouais! Mon premier! Une petite secousse de rien du tout. Le plancher a mollement bougé, comme si ma chaise était devenue en chamallow (elle en est pas loin remarque). Pas de vibration, pas de choc, juste une petite ondulation. Je me suis longuement interrogé, était-ce un vrai, était-ce une illusion, avais-je abusé de substances intoxiquantes... J'ai ouvert la fenêtre, j'ai regardé dans la rue, rien de spécial. Les gens marchent, les voitures roulent. Quand je suis allé me coucher, je n'en savais pas plus...

Le lendemain, au boulot (c'est à dire aujourd'hui), je suis arrivé comme d'habitude, tout le monde a dit bonjour comme d'habitude. J'étais sur le point de classer ça avec le monstre du Loch Ness et le chaînon manquant dans les grands mystères de l'humanité quand en milieu de journée une collègue y a fait une vague allusion! On en a discuté un peu, sa première expérience de tremblement de terre (elle avait vraiment abusé de substances intoxiquantes pour le coup), et elle m'a donné l'adresse du site de la météo japonaise qui, comme il se doit, propose les cartes de température, les cartes de pluviométrie, et les cartes de séismes. Comme vous pouvez le constater (http://www.jma.go.jp/jp/quake/) il y a eu non pas une mais bien 2 secousses à quelques minutes d'intervalle, bien que je n'en aie ressenti qu'une. Pas bien forte avec ça, mais c'est un début.

A quand le premier raz-de-marée? Je vais de ce pas traîner près des cotes!
Par chyro
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