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fmit

Mercredi 8 octobre 2008
Ça faisait longtemps, hein.

Pour les curieux, j'avais un problème au genou, et j'ai pas pu marcher pendant un certain temps. Du coup, j'ai fait vachement moins de trucs excitants, soudainement. Le point positif, c'est que j'ai aucun engagement envers mes lecteurs. Si j'ai pas envie d'écrire, j'écris pas. C'est vrai quoi, je suis pas payé, non mais c'est quoi c't'histoire. Ou va le monde, je vous l'demande.

Les plus astucieux l'auront peut-être deviné (mine de rien c'est le titre), je suis récemment allé passer une nuit dans un Capsule Hotel. Aussi appelés hôtels bouteille ou même hôtels cercueil, ces Capsule Hotels offrent des chambres de 2m de long, 1m de large, et 1m de haut. Juste de quoi s'allonger (pardon - ramper à l'intérieur) et regarder la télé encastrée dans un coin du plafond. On en trouve dans toutes les grandes villes japonaises. Beaucoup sont interdits aux femmes, et très peu offrent des "chambres" pour 2. Le marché visé, c'est le salaryman moyen, dans la quarantaine, qui a raté le dernier métro après une nomikaï (soirée arrosée entre collègues), ou qui s'est fait jeter dehors par sa femme. Celui que j'ai visité avait même des distributeurs de sous-vêtements, histoire d'arriver au boulot frais et dispo le lendemain matin.

Le prix est moins cher qu'un hôtel ordinaire, mais plus cher que certaines auberges de jeunesse (chambre partagée), et surtout plus cher que les forfaits nuit de manga kissa (littéralement café-BD, proposant des accès internet, des montagnes de manga, des journaux, de quoi boire et manger, et un degré variable de confort pouvant aller jusqu'à douche/lit) dont certains sont plus confortables que les Capsule Hotels.

Ajoutant à ça que le service n'incluait rien, pas même un thé (souvent gratuit dans les manga kissa), ce n'était peut-être pas le meilleur de la ville. C'était amusant à visiter, en touriste, mais je ne pense pas que je renouvellerai l'expérience.

Bientôt les photos sur mon site (si j'en trouve des présentables et si le serveur marche).

Info pour les curieux:
Capsule hotel for men & women
Tokyo Kiba Hotel 東京木場ホテル
1-4-3, Kiba, Koto-ku, Tokyo
TEL 03-3645-1001
1 min from Kiba Sta. on Tozai Line
Check in 15:00, out 10:00
Single 4,000, Semi-double 4,800, Double 5,800
Plus d'info sur http://web.travel.rakuten.co.jp/portal/my/info_page_e.Eng?f_no=1596


PS: D'aucuns se sont plaint de l'apparition de publicités sur over-blog. Il ne semble pas impossible que je transfère tout ça sur un serveur séparé.
Par chyro
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Samedi 24 mai 2008
Ce week-end, Todai (la plus prestigieuse université de Tokyo) organise un festival. Tous les clubs participent: l'année commence vers mars/avril, c'est le moment idéal pour recruter les nouveaux étudiants. Le club de jonglage y organisait 4 spectacles, 2 le samedi et 2 le dimanche. Je suis allé leur rendre visite le samedi.

Bein Toudai, c'est bien, quand même. C'est un joli campus. J'y étais allé, mais une seule fois, de nuit, et un ami guidait. Cette fois, j'ai pu profiter pleinement de la porte principale, la porte rouge, les bâtiments, les allées, les arbres, l'étang... Étang qui contient des carpes gigantesques, mais également des tortues, et même des crustacés (non identifiés). Les allées étaient pleines de stands, vendant toutes sortes de choses, des takoyaki, des okonomiyaki, des hot dog, des pizza, le tout fait main sous nos yeux ébahis. Des scènes étaient dressées à chaque croisement, avec nombre groupes de musique, démonstration de sport ou d'activité quelconque. Certains clubs présentent leurs spectacles dans des amphithéâtres de Toudai.

Bref, si vous passez sur Tokyo, n'hésitez pas à visiter le campus de Toudai, ça en vaut la peine.
Par chyro
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Samedi 24 mai 2008
C'est pas grand chose, en fait. J'étais en train de marcher dans la rue, tranquillement, quand soudain j'ai été fouetté en pleine face par une odeur familière. Un parfum facilement identifiable. De la menthe. Pas de la glace à la menthe, hein, de la vraie menthe qui pousse dans les jardins et avec laquelle on fait du thé à vous passer l'envie de boire du chocolat. Je m'arrête, je reviens sur mes pas, je vois rien de spécial... Un trottoir tout ce qu'il y a de plus ordinaire coincé entre mur en béton et une route embouteillée. A l'ombre d'une autre route, également embouteillée. Le long de la route, à intervalles réguliers, un petit buisson maigrichon hirsute lutte lamentablement pour puiser assez de lumière et d'oxygène dans cet environnement hostile. L'un de ces buisson est, en fait, une quantité de brins de menthe telle qu'ils ne rompaient pas la continuité des buissons. Comment elle est arrivée là, comment elle survit, je n'en ai pas la moindre idée. En tout cas elle a l'air d'avoir la pèche. Et moi je suis encore passé pour un de ces gaijins bizarre à m'accroupir au milieu du trottoir pour regarder les plantes.
Par chyro
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Mercredi 20 février 2008
Il a neigé! C'est très rare à Tokyo, et il est encore plus rare que la neige ne fonde pas instantanément. Et là, elle a tenu. Quand je me suis réveillé dimanche matin, j'ai été pris par surprise. Du coup, j'ai passé la journée à marcher en ville, à prendre des photos du jardin impérial, de Ueno park, gambader sous la neige... A ma grande surprise, le soir elle tenait toujours. Il en restait encore le lundi matin, et même un tout petit peu mardi matin.

Le week-end suivant, je suis allé à Toudaimae. J'aime bien marcher, et je marche souvent entre Shibuya et Toudaimae, mais là, sous la pluie glacée, j'étais moyennement enthousiaste. Deux heures plus tard, en ouvrant les portes du gymnase pour rentrer chez nous, on a tous été très surpris de voir 5 centimètres de neige. Du coup, en marchant de Toudaimae à Shibuya, j'étais beaucoup plus enthousiaste!

Le Japon, c'est un peu farfelu. C'est le moins qu'on puisse dire. Et quand il y a des millions de gens farfelus, il y en a bien qui trouvent des moyens créatifs d'être farfelus. Par exemple, un collègue a trouvé à notre grand amusement un site web proposant un assortiment d'armes très variées, allant du plus classique au plus original. Prenez, par exemple, ce poing américain multi-fonction (http://www.rivertop.ne.jp/rivertopsabu/gosin/kibo/newnacuru.jpg): il peut servir de presse-papier, mais également de porte crayon, et encore et surtout de décapsuleur. La présentation est toujours très soignée, pour peu leurs modèles particulièrement assortis aux produits vendus (http://www.rivertop.ne.jp/rivertopsabu/nif/12csb.jpg) parviendraient à rendre attendrissantes des armes inhumaines.

Autre exemple de l'originalité japonaise: les Neko Café. Comme le nom l'indique (mais si, mais si) il s'agit de cafés à chats, à félins, miaou, dans lesquelles ont peut passer quelques temps entouré de ces adorables bestioles. J'avais déjà abordé le sujet, eh bien voila, dimanche dernier j'en ai visité un. Il y avait trop d'humains et pas assez de chats à mon goût, et les humains n'hésitaient pas une seconde à appâter avec de la nourriture les chats qui étaient manifestement occupés avec d'autres gens. Un autre neko café doté d'une quinzaine de chats limite à 8 le nombre d'humains admis simultanément, ça doit être encore plus agréable.

Pour finir sur une touche un peu plus personnelle, les  visa, au Japon, c'est galère. Dans ma situation, il faut d'abord que je fasse une demande de "certificat d'éligibilité", si je l'obtiens pas je me fais jeter dehors. S'ils mettent du temps à l'établir, je me fais jeter dehors en attendant qu'ils se décident. Si je l'obtiens, je me fais jeter dehors quand même: je suis supposé aller dans une ambassade japonaise avec le certificat pour faire établir mon visa. C'est bête qu'ils aient pas d'ambassades japonaise à Tokyo. Bref, pour éviter un séjour à l'étranger (France, Corée, n'importe), je dois retourner au centre d'immigration pour faire une demande de changement de statut, équipé de mon certificat d'éligibilité. Et là encore, je suis pas sur de l'avoir. L'avantage, c'est que pour cette démarche-là, s'ils prennent du temps, j'ai le droit d'attendre au Japon le temps qu'ils se décident. Pour le moment, pas de nouvelle du certificat d'éligibilité que j'ai demandé il y a maintenant 3 semaines. Il me reste 3 semaines de visa. Affaire à suivre...
Par chyro
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Mardi 10 juillet 2007
C'était une fort belle journée, et lorsque je me suis mis en route aux alentours de midi, le soleil était a son zénith. Pas moyen de se tromper a l'approche du musée, c'est vraiment une architecture unique! Il s'agit apparemment d'une reproduction d'un grenier sur pilotis. En tout cas c'est original, pas de mur au 3e étage, j'avais encore jamais vu ça (les photos viennent, si si, des que j'aurai fini celles de Nara, puis celles Kyoto, puis les plus récentes de Tokyo).

Le point de vente de billets est au premier étage, caché entre un restaurant et une boutique de souvenirs. Un ascenseur monte directement au 6e étage et la visite commence. Pour démarrer sur les chapeaux de roues, l'ascenseur s'ouvre sur une reproduction taille réelle de Nihonbashi, le pont de l'entrée de la ville, avec de part et d'autre des reproductions de bâtiments également taille réelle. Le pont mène d'un coté à l'autre du 6e étage, enjambant le 5e étage. La visite est libre, et de nombreux passages permettent de se déplacer facilement, mais le sens de la visite normal est chronologique. Ça commence donc par Edo a sa création, avec de plusieurs reproductions miniatures de divers parties de la ville, les bâtiments, les habitants. Aux murs, de longues tapisseries représentant un panorama de la ville. Un peu plus loin, divers objets comme des armures de samourai, des sabres, des pierres de go... Le tour de l'étage supérieur est vite terminé (un pont ça prend beaucoup de place, ceux qui voulaient un Nihonbashi grandeur nature chez eux feraient mieux d'y réfléchir à deux fois), un escalier mène a la suite de l'exposition. On s'éloigne un peu du miniature en faveur du taille réelle: la maison contient plusieurs pièces, reproductions de maisons ordinaires et leurs habitants. Plusieurs canalisations en bois sont exposées, ainsi que des dessins et reproductions des installations de l'époque. Une section en particulier est consacrée aux brigades anti-incendits. Entre les maisons en bois, la sur-densité et les tremblements de terre, la ville était régulièrement ravagée par les flammes. Le chemin de visite continue autour de la maison avec une section sur les publications de l'époque. Ils utilisaient un système de presse avec des gravures en bois. Le degré de précision est stupéfiant. Chaque élément exposé est complété par des histoires ou explications. Les boutiques de location/vente de livres d'occasion et l'apparition des droits d'auteurs mène naturellement à la section sur le commerce: monnaie de l'époque, reproduction (pas taille réelle ;>_>) d'un voilier, carte des ressources de la région. Le tour de la maison est achevé, la dernière partie sur l'ère Edo se trouve a l'intérieur, avec une reproduction grandeur nature d'une scène de théâtre.

On sort de la maison, on passe sous le pont, et on entre dans l'ère Tokyo. Pour commencer joyeusement, le changement d'époque représente un changement de pouvoir, en particulier le massacre d'une armée de 12.000 hommes repliée dans un temple de Ueno par une alliance de 21 armées de divers région ou partis. Quand je suis entré dans la reproduction d'une maison (fin 19e, début 20e), sous le plancher en verre se trouvait la reproduction d'une ambassade ou quelque chose comme ça. Je continuais mon chemin vers la reproduction d'une église du style orthodoxe russe quand un bruit m'a fait revenir sur mes pas: le toit de l'ambassade s'était ouvert et des petits personnages dansaient au son de la musique! Le toit s'est refermé, la lumière s'est éteinte: au tour de la façade de l'église russe de se déplacer. Puis carrément tout le quartier de Ginza, une scène de plus de 10m² de maisons miniatures, les personnages marchent ici et la, la nuit tombe, la lumière diminue, les lampadaires s'allument, etc etc... Dire qu'a 2 minutes près je ratais ça...

Le chemin ressort de l'autre cote de la maison dans une section dédiée au tremblement de terre de 1923. De plus en plus joyeux, de nombreuses photos de Tokyo bulldozerisée sont affichées. Parmi elles figurent plusieurs représentations de piles de cadavres. Sont exposés également plusieurs morceaux de roche brisés et de métal déformé par l'effondrement des bâtiments ou les incendits qui ont suivi. Au milieu trône une reproduction de plusieurs mètres de haut de la figure emblématique de l'évènement: le premier "gratte-ciel" japonais de 12 étages, tellement populaire que les visiteurs devaient payer à l'entrée pour aller y faire leur shopping. Il contenait également le premier ascenseur japonais. Moins de 10 ans après sa construction, il fut réduit en poussière. Entre 100 et 150.000 personnes ont trouvé la mort. Toujours plus drôle, suite a la destruction des réseaux de communication, de nombreuses rumeurs se sont répandues: émeutes des partis politiques extrémistes, conspiration des coréens... En conséquence de quoi plusieurs milliers de coréens (ou simplement de japonais pris pour des coréens) on été sommairement abattus.

Les aides à la reconstruction ont afflué d'autres villes et d'autres pays, et les années qui ont suivi ont permis une reconstruction de la ville. Jusqu'aux bombardements américains de la seconde guerre mondiale qui ont une nouvelle fois nivelé le paysage. Le nombre de victimes était équivalent, voir supérieur au tremblement de terre. Une fois de plus, des photos de piles de cadavres, le métal fondu des avions abattus remplaçant celui poutres déformées. Une vidéo illustre les bombardements, avec plusieurs scènes de B-29 déversant une pluie de bombes sur la ville. Puis un document annonçant une reddition sans condition. Timidement, quelques objets témoignent de la reconstruction prodigieuse des décennies qui ont suivi, mais ils sont bien loin d'effacer l'impression laissée par ces deux catastrophe. L'histoire japonaise est décidément bien sombre...

C'est donc le coeur léger et d'un pas sautillant que j'ai quitté le musée, acheté une glace vanille et suis rentré en passant par le parc. Faut pas perdre le sens des priorités non plus.
Par chyro
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Mardi 12 juin 2007
C'est bête, je commence a écrire la suite, et je réalise que je n'ai pas écrit le premier épisode. Tant pis... Chers lecteurs, vous êtes en train de suivre une série dont vous n'avez pas vu l'épisode pilote. C'est ballaud mais il faudra faire avec. Pas d'inquiétude toutefois, toute série qui se respecte commence par un résumé des épisodes précédents.

Dans l'épisode précédant...

Peu après son arrivée au Japon, notre protagoniste est convié par des camarades touristes a une soirée en night club dans le temple des boites pour touristes, Roppongi. C'est un quartier de Tokyo particulièrement célèbre pour ses boites de nuit surpeuplées, sa faune hétéroclite, ses gaijins en quête de japonaises et ses japonaises en quête de gaijins. Évidemment, c'est bien plus que ça, mais telle est l'image que beaucoup s'en font. Telle est l'image que s'en faisaient les camarades touristes, et telle est l'image que notre protagoniste a retenue de son expérience. Les yeux pleins de fumée, les oreilles pleines de bruit et les pieds pleins d'empreintes d'autres pieds, il se jura mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus. C'est ainsi que, 2 mois plus tard...

<Insérez ici le générique de votre choix>

Samedi dernier, donc, était la soirée de départ d'une amie hollandaise. Le vendredi soir nous sommes allés au grand 8 de Tokyo Dome. D'après le site web il fermait a 10h, d'après les employés il fermait a 9h, et en toute logique quand nous sommes arrivés a 8h30 il était déjà fermé. Du coup nous y sommes allés le samedi matin. Le samedi soir nous nous sommes retrouvés dans un pub vaguement indéfini. Quand j'ai demandé s'il était anglais ou irlandais, on m'a demandé s'il y avait une différence. J'en connais qui auraient été vexés! Au final, je crois que c'était un pub écossais. Ils vendaient bien sur toutes sortes de plats écossais, comme le fameux takoyaki écossais, la soupe au calamar écossaise et la pizza surgelée écossaise. A mon grand regret, personne n'a commandé de "small pizza". J'avoue que la "large pizza" m'a rendu assez curieux quant a la taille de la petite. Je me demande s'ils la servent avec une loupe et des couverts miniatures.

Nous étions une quinzaine de personnes au pub, moitié/moitié japonais/gaijins. Après ca sous sommes allés au karaoke. Il parait que ça a duré une heure. J'ai pas vu le temps passer. On comprend pourquoi les japonais en sont si friands. Puis direction boite de nuit. Pas d'inquiétude, les habitués connaissent les bons coins. La boite ou on est allés, Muse, était moins bondée et moins enfumée que la Vanilla de la dernière fois. Je ne crois pas que le volume ait été moins élevé mais on a fait avec ^^ Pas grand chose a ajouter, une boite de nuit c'est une boite de nuit. Il faisait jour quand nous sommes rentrés, et c'était bien plus agréable que la dernière fois.

Ce que j'ai retenu de cette expérience:

* Quand je paye mon loyer avec ma carte, elle ne peut pas être utilisée pour quoi que ce soit d'autre de la journée.
* Aller en boite, c'est plus agréable avec des gens plus agréable.
* Aller au karaoke avec une chanteuse professionnelle c'est pas une bonne idée a moins d'avoir un sens de l'autodérision assez prononcé.
Par chyro
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Mardi 15 mai 2007
C'est le nom d'un groupe de pop music dont je n'avais jamais entendu parler mais dont tout le monde reprenait les paroles lors du concert au festival thaïlandais. Sûrement un groupe local... Nom farfelu en tout cas...

Mais il correspond a mon post d'aujourd'hui, tout et n'importe quoi. Avant d'aller au festival thaïlandais, j'ai mange un Rice Burger. C'est comme un Hamburger, sauf que le sandwich est fait en riz et non en pain. C'est tout petit, mais du riz compact c'est considérablement plus nourrissant que de la brioche pleine d'air!

En parlant de brioche, l'autre jour, en marchant de Shinjuku a Harajuku (anecdotiquement, Harajuku est compose du kanji "bara" dans Akihabara et du kanji "juku" dans Shinjuku), j'ai vu une affiche publicitaire de plusieurs mètres carres pour... Paul. Le boulanger/pâtissier. Y'en a un dans la station de Shinjuku, et depuis j'en ai même vu un dans la station de Shinagawa. Ils ont des cannelés *_* Ils ont des sandwich, du vrai pain... J'ai pas goûté, mais comme c'est une chaîne ça doit être de qualité similaire. Faudra que je vérifie ça!

Dans le métro pour rentrer a Uguisudani, hier soir, lors d'un arrêt a une station, on entend une voix provenant des hauts-parleurs, annonçant un message quelconque que je ne saurais comprendre. Natsuko me traduit nonchalamment que le train du quai suivant va rester arrêté un moment parce que quelqu'un s'est fait écraser.
- Euh, il est mort?
- Bein oui...
- Dans le message, juste la, ils disaient que quelqu'un était mort?
- Oui...
Ça avait l'air de choquer personne, les passagers continuaient a lire, écouter leur musique, écrire leurs sms... J'insiste un peu, elle me dit que c'est probablement un suicide. Je lui demande ce qu'elle en pense, elle dit que c'est pas une très bonne idée de se jeter sous un train parce que ça met beaucoup de gens en retard...
Bien sur, les barrières linguistiques et culturelles y sont pour beaucoup dans l'apparente insensibilité de ses propos. Je ne la traite pas de sans-coeur, bien loin de la. N'empêche que la compagnie de train n'hésite pas a transmettre aux passagers un message du style "désolé, on vient de rouler sur quelqu'un, veuillez patienter quelques instants pendant qu'on essuie les roues".
Par chyro
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Lundi 30 avril 2007
Eh oui! J'ai fini par aller voir le musée Ghibli! Et comme à ma grande déception il était interdit de prendre des photos à l'intérieur du musée, je me vois réduit à écrire un article. (Ça se voit que dernièrement j'ai la flemme d'écrire des articles?)

Le musée est un peu à l'extérieur de la ville, à 20 minutes de métro de Shinjuku. Une fois à la station de métro, un bus propose de nous accompagner jusqu'au musée, mais ce n'est qu'une petite promenade le long d'une rivière, 20 minutes en marchant lentement. On a eu droit à un soleil radieux, on est arrivés un peu en avance, on a attendu notre tour en contemplant un Totoro en peluche de 2m de haut.

Oui parce que le musée Ghibli, ça se visite pas si facilement que ça. Il faut acheter ses billets à l'avance et pour un jour et une heure bien précise. Mon billet était pour le 28 avril de 12 à 14h. Je sais pas si à 14h ils font sortir tout le monde pour nettoyer avant l'arrivée de la fournée de 14h... En tout cas, midi arrive, on se présente à l'accueil, chacun d'entre nous reçoit un bout de pellicule d'un film en cadeau. Daniela a eu Howl's Moving Castle, il me semble que j'ai eu Chihiro. On n'a pas reconnu de quel film venait la pellicule de Dvir.

Une fois à l'intérieur, le thème de l'architecture est "Let's lose our way, together", et on s'en rend bien compte. Un escalier direct du -1 au +1 sans passer par le rez-de-chaussée, un pont d'un balcon à l'autre, une carte d'un flagrant manque de clarté... Pour bien commencer, on a assisté à la présentation d'un petit film de 20 minutes produit spécialement pour le musée. C'était super bien. C'était en japonais sans sous-titres, donc je pourrai pas trop dire de quoi ça parlait (un enfant qui fait pousser une graine de planète, quelque chose comme ça), mais c'était très bien quand même.

Ensuite on a franchi une série de portes d'une hauteur moyenne de 1m20. N'oublions pas que c'est avant tout un univers d'enfants... J'ai beau avoir un âge mental de 12 ans, mon corps ne m'a pas attendu. La magie fait toujours son effet, les employés du musée sont tous très attentionnés, ils s'occupent des enfants, ils contribuent à l'ambiance... Par exemple, on a vu un vieux jardinier arroser les plantes à partir du deuxième étage... Autre inconvénient à avoir un corps plus grand que son esprit, on a pas eu droit d'entrer dans le neko-bus ;_; (en l'occurrence un genre de château en mousse doublé d'une piscine à peluches)

Le musée n'est pas gigantesque, mais il est très varié, et l'architecture farfelue rend l'exploration très prenante. Une salle présente des ébauches et esquisses provenant du développement des films du studio, une autre anime des statues à coup de lumières clignotantes, sur le toit se trouve une statue d'un géant de métal... Le musée n'est pas gigantesque, mais à peine remis de notre émerveillement initial on constate que les deux heures sont presque écoulées. Un coup d'oeil à la boutique souvenir nous informe que d'autres ont tiré les mêmes conclusions... On renonce et, 5 minutes environ avant la fin du temps réglementaire, on quitte le musée.

Pour profiter encore un peu de l'ambiance pas trop citadine, on cherche en vain un magasin pour acheter un pic-nic à manger dans le parc voisin, on se rabat sur un restaurant... un orage éclate, il pleut, il vente, il grêle... On a passé quelques heures de plus dans un café à attendre que ça se calme avant de rentrer... La météo japonaise, c'est pas de tout repos...
Par chyro
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Dimanche 29 avril 2007
Comme certains le savent déjà, le week-end dernier, je suis allé voir du tir à l'arc à cheval à Asakusa. C'était magnifique, coloré, j'en ai pris plein la vue, mais comme j'avais pas mon appareil, eh bein vous vous contenterez d'une vague description par écrit.

L'auberge dans laquelle j'ai séjourné durant mes premières semaines au Japon se trouve à Asakusa, pas loin du fleuve. Le long du fleuve se trouve un parc rempli de cerisiers. Il ne fait même pas 50 mètres de large, mais il longe le fleuve sur 100 ou 200 mètres. Il a été reconverti pour l'occasion: toute la partie coté ville a été entourée de barrières, la partie coté fleuve faisant office de gradins. Le sol a été recouvert sur toute la longueur d'une langue de sable d'à peine un mètre de large, plus doux que le goudron qui aurait eu raison des sabots des pauvres chevaux. Le long de cette piste, à 2 ou 3 mètres à peine, ont été installées 3 cibles en bois d'environ 50cm de large, à intervalles réguliers. Pour du tir à l'arc ordinaire, la difficulté ne serait pas très élevée, mais à cheval...

Les cavaliers étaient en costumes traditionnels: un genre de tunique qui descendait jusqu'à mi-cuisses, un genre de pantalon fendu sur les cotés, des jambières, un sabre (nettement plus court que les sabres ordinaires), quelques flèches dans le dos (coincées dans la ceinture), et un chapeau aux formes bizarres. Au départ, à l'arrivée et au pied de chaque cible se trouvaient une demi-douzaine de figurants en costumes, certains en seigneurs, d'autres en samouraïs, d'autres encore en serviteurs. Le tout très impressionnant, très coloré, ahlala si seulement vous pouviez voir les photos.

Les cavaliers étaient plus nombreux que les chevaux, ceux dont ce n'était pas le tour aidaient les autres à se préparer. Un peu d'échauffement, nouveau stock de flèche dans la ceinture, en selle... et le cheval s'élance au grand galop! Le cavalier ne peut même pas se servir de ses mains pour se tenir ou maintenir son équilibre: la main gauche tient l'arc, la main droite attrape une flèche, déjà la première cible approche. A peine une seconde s'est écoulée, le cavalier encoche la flèche, tire sans ralentir, et sans perdre une seconde attrape la flèche pour la cible suivante. En moins de 10 secondes, le cheval a parcouru les 100 mètres et l'archer a décoché ses 3 flèches.

La vitesse à laquelle certains des chevaux allaient était impressionnante. Tenir dessus sans tomber devait déjà être difficile, tirer une flèche avec un tant soit peu de précision frise les limites du réaliste. Et pourtant la plupart touchait cible après cible... A chaque impact, la pointe de la flèche explosait dans un nuage de pétales de cerisiers... Les chevaux et les cavaliers revenaient par groupe, au pas, certains décorés d'une écharpe blanche, sans doute ceux qui avaient touché les 3 cibles. Pas un n'est tombé, tout au plus certains ont laissé échapper une flèche. Vraiment impressionnant. Dommage que vous puissiez pas voir ça.
Par chyro
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Vendredi 30 mars 2007
Y'a des jours avec et y'a des jours sans. Ce jour-là, je devais retrouver des gens à la station d'Akabanebashi vers 18h. J'arrive presque à l'heure, je ne vois personne. Surpris qu'ils soient partis pile à l'heure sans attendre ne serait-ce qu'une minute, je marche ici et là, j'attends quelques minutes, et je capitule. Je lève le nez, je vois la Tokyo Tower. N'y étant jamais allé, je saisis l'occasion et je me mets en route.

Akabanebashi est probablement la station la plus proche de la Tokyo Tower, j'y suis en quelques minutes. C'est un peut comme une tour Eiffel un peu plus petite, rouge et blanche et avec un centre commercial entre les pattes. Je parcours tranquillement le centre commercial, plein de boutiques de souvenirs, de restaurants, un aquarium, l'un ou l'autre musée, et la billetterie pour monter à l'observatoire au sommet de la tour. Et 600 personnes qui font la queue. Bon, peut-etre une autre fois.

Et maintenant, que faire. Je suis pas loin de Roppongi, un quartier hautement touristique réputé pour sa vie nocturne. Histoire de pas avoir l'impression d'avoir perdu ma temps, je vais y faire un tour. Roppongi, c'est essentiellement des boites de nuits et des fast food. Mais c'est aussi Roppongi Hills, un coin un peu plus chic, avec quelques parcs, un peu d'architecture, une ballade agréable. Je commence à fatiguer, je bifurque vers le nord en espérant rencontrer une station de métro, et j'arrive à Aoyama Cemetary.

Le décors change radicalement. Ca doit être la première fois depuis que je suis au Japon qu'il n'y a personne à portée de vue, excepté dans une salle de bain. Finis les bains de foule, finis les publicités lumineuses clignotantes. Au plus quelques lampadaires ici et là. Lampadaires superflus d'ailleurs. Pour une fois que je ne suis pas entouré de lumières artificielles, je me rends compte de l'ampleur de la lumière qui irradie de la ville... A peine une poignée d'étoiles qui percent quand le ciel est au plus dégagé, et pourtant j'y vois comme en plein jour. Pas un bruit, pas un mouvement, si ce n'est le vent dans les arbres. Puis un miaulement. Un chat me regarde, miaule. S'éloigne un peu, me regarde, miaule. Je le suis. Il avance tranquillement, sans se presser, sans me distancer mais sans se laisser rattraper, miaulant de temps à autre. Il s'arrête finalement à l'intersection de deux allées. Nous miaulons de concert pendant quelques minutes.

Beaucoup moins fatigué que quelques minutes auparavant, je me remets en route. C'est presque avec reluctance que je rejoins la civilisation, la station de métro...
Par chyro
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